Pêche pélagique explication et expérience sur l’eau
La pêche pélagique est une technique en plein essor pour cibler les gros poissons. Certaines personnes préfèrent pêcher la nuit, car l’activité des gros poissons est souvent plus intense qu’en journée. Juul Steyn est un guide très expérimenté basé à Amsterdam, et il nous montre comment se pratique réellement la pêche pélagique.
Qu’est-ce que la pêche pélagique ?
Commençons par expliquer brièvement la pêche pélagique — une méthode assez récente qui se pratique souvent avec des leurres plus gros, des têtes plombées plus lourdes et un matériel plus puissant que la verticale classique. Aujourd’hui, cette technique est souvent associée à des sondeurs haut de gamme comme Humminbird, Lowrance ou Garmin.
Juul Steyn a équipé son bateau du Garmin Livescope, avec plusieurs écrans. Cela permet aussi bien au guide qu’au client de voir facilement ce qui se passe dans la profondeur.
Voir son leurre en direct sur l’écran
En plein centre de l’écran, vous pouvez voir mon leurre sur le sondeur Garmin.
Toutes les marques de sondeurs ont leur propre nom pour l’imagerie « live ». Mais pour ceux qui découvrent ce type de technologie : il s’agit d’un sondeur utilisant une fréquence très élevée, permettant de voir le comportement du poisson sous l’eau. On peut même visualiser son leurre à l’écran — et c’est là que ça devient vraiment intéressant !
Pourquoi cette technologie change la pêche
Grâce au sondeur, on peut savoir à quelle profondeur nage le poisson, dans quelle direction il se déplace et même estimer sa taille. On peut ainsi présenter son leurre directement devant le poisson — et parfois voir le poisson l’attaquer en temps réel.
Mais attention : c’est à la fois très efficace et très frustrant. J’ai appris que 9 poissons sur 10 montrent un intérêt très bref, puis replongent ou s’éloignent. Le pourcentage de poissons qui attaquent réellement est faible — ce qui rend cette technique terriblement addictive !
Notre session de pêche de nuit
Nous avons commencé vers 19h, sur des eaux près d’Amsterdam. C’est le terrain de jeu de Juul — il connaît ces spots par cœur. Nous sommes montés à bord de son bateau en aluminium Siegersma et c’était parti !
Il nous a d’abord montré les détails visibles grâce au Livescope — nous avons très vite repéré un vélo et une épave. Puis nous avons trouvé une zone où plusieurs poissons étaient posés. Il était temps de descendre nos leurres. J’ai commencé avec un V-tail. L’avantage d’un V-tail, c’est sa faible résistance dans l’eau, ce qui permet de mieux contrôler le leurre.
Quelques perches ont suivi, curieuses, mais sans mordre. Juul nous a expliqué que c’était normal — mais ce n’était pas notre cible. Nous cherchions sandre et brochet.
À peine 20 mètres plus loin, un énorme écho apparaît. Trop excité, je m’en approche trop vite… et il disparaît aussitôt. Perdu. Après plusieurs tentatives, nous décidons de changer de secteur et de passer sur un plan d’eau plus grand.

Les premières touches

Arrivés sur la zone suivante, Silvian descend un Dagshad coloris Green Mamba — et au bout de deux secondes, touche ! Il n’était pas prêt… et décroche le poisson. Une leçon : rester concentré, car la touche peut venir à tout moment.
Juul nous guide avec le moteur avant au-dessus de quelques obstacles.
C’est justement près de ces obstacles que nous trouvons des poissons. Rapidement, un beau signal apparaît sous mon leurre — et je vois clairement qu’il s’intéresse à ma présentation. TOUCHE ! Dès que le poisson aspire le leurre, je sens la canne plier. Ferrage — et voilà mon premier sandre pélagique dans le bateau de Juul. Décroché, photo — puis remise à l’eau. En eau douce, je pratique volontiers le Catch & Release.


Une pêche passionnante et intense
Cette technique est un vrai jeu de traque, d’observation et de précision. Lorsqu’un poisson mord enfin, la satisfaction est énorme. Mais comme dit : 9 poissons sur 10 tournent le dos.
Certains disent que ces sondeurs « tuent l’âme de la pêche ». En partie je comprends — car il reste peu de place à l’imagination. Mais d’un autre côté, cette technologie nous apprend énormément sur le comportement des poissons.
Chacun doit pêcher comme il l’aime. Si cette technique ne te convient pas — alors ne la pratique pas ! Ou mieux encore : teste-la, et fais-toi ta propre opinion.

De beaux poissons au fil de la nuit
Au fil de la nuit, nous avons pris plusieurs beaux sandres, et même une très grosse perche sur un Dagshad de 16 cm avec une tête de 50 g — bien trop gros en théorie pour ce poisson… mais manifestement, elle avait faim !
Une touche spectaculaire
Une dizaine de minutes plus tard, pendant que Juul nous parlait des différents types de leurres qu’il utilise, la canne de Silvian se plie d’un coup de 50 centimètres vers le haut. Il ferre — sandre ! Cela signifie que le poisson était sous le leurre et l’a complètement soulevé en attaquant. Ce type de touche est rare — et incroyable à voir.
Fin de session
Nous avons passé une soirée fantastique sur l’eau. Nous avons appris, ri, pêché — un vrai plaisir.
Merci encore Juul — tu es vraiment unique !
À la prochaine !
Charlie































































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